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©Liesmann, Des soldats français et
allemands s’entrainent au tir dans le cadre de l’exercice Excellent
Guardian auquel la BFA a participé en avril mai 2025.
Les objectifs sont restés les mêmes. Néanmoins, ils ont évolué avec le temps. Il y a 36 ans lorsque le président François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl ont créé la brigade franco-allemande (BFA), ils vivaient une période particulière et une partie de ce qui a présidé à sa création entrait dans la grande gestuelle de la réconciliation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, on fait de la coopération franco-allemande. L’aspect symbolique est aussi dépassé, je n’ai pas l’impression de commander un symbole politique.
Il faut rappeler que la brigade a été engagée sur plusieurs missions depuis sa création, en Bosnie, en Afghanistan ou au Mali.
Il y a une dizaine d’années une commission parlementaire constatait le manque d’interopérabilité au sein de la BFA. L’exemple le plus souvent cité est celui du Mali où soldats français et allemands menaient des missions séparées. Le reproche est-il légitime ?
Cet enjeu de l’interopérabilité existe forcément toujours avec deux armées qui abritent des cultures opérationnelles différentes et qui servent des systèmes de communication, de planification différents.
C’est mon pain quotidien. Au Mali par exemple où j’étais justement le chef de bataillon, il y avait des Français engagés dans l’opération Barkhane pour lutter contre le terrorisme sur demande des autorités maliennes de l’époque tandis que les Allemands étaient là dans le cadre de la mission MINUSMA de l’ONU pour rassurer les populations et rétablir l’état de droit. Les deux opérations étaient certes différentes mais j’avais des échanges réguliers avec mon homologue allemand sur la situation sécuritaire et sur
les engagements futurs de nos moyens.
Il y a clairement une volonté politique en France et en Allemagne de renforcer le rôle de la brigade. Preuve en est que les deux ministres de la défense français et allemand, à l’époque Sébastien Lecornu, et Boris Pistorius ont décidé en janvier dernier d’affilier la brigade au corps multinational de l’OTAN
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