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L’industrie automobile européenne n’est pas encore tirée d’affaire

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Par Fabienne Lissak

Publié le - Mis à jour le

La loi européenne interdisant la vente de voitures neuves équipées d’un moteur à combustion à partir de 2035 a été adoptée. Mais certains pays émettent des réserves. Les constructeurs automobiles tirent la sonnette d’alarme et soulignent les défis technologiques et financiers, ainsi que les répercussions sociales liées à cette transition. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté un calendrier de trois ans afin que l’industrie automobile puisse se conformer aux normes européennes en matière d’émissions de CO2.

“On est pour les objectifs ambitieux mais on est contre les dogmes » déclarait fin janvier lors d’un conférence organisée par le Cercle économique franco-allemand Laurent Favre, Directeur Général d’OPmobility, partisan d’une politique incitative et non normative. « En Europe, il y a 13 % de véhicules électriques et 26 % en Chine mais la Chine n’a pas mis de deadline en 2035, elle reste agile ». C’est avec cet argument que les constructeurs ont réclamé à la Commission de revenir sur le « diktat » de 2035 expliquant que l’agilité, c’était aussi de remettre en cause une décision contreproductive. La réglementation avait été prise sans étude d’impact !

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